Fidji Broustet

D’origine Gasconne, Fidji, éducatrice spécialisée après des études universitaires à Bordeaux, devient auteur poétesse sur le tard. En 2000 elle abandonne son ancien métier et part s’enivrer d’air iodé du côté de la pointe du raz en Bretagne, et de mots qui chantent en Provence. Riche de cette vie longtemps rêvée et enfin vécue elle dépose ses sens à fleur de mots. Sa prose est poétique et sensuelle. Son premier livre «Les mots derrière la porte» est édité par ProseCafé Editions au printemps 2010, puis suivra à l’automne «Et si j’étais île en étant aile…».


« .Il faut écrire pour soi, c’est ainsi que l’on peut arriver aux autres. » Eugène Ionesco

Mes livres en vente ici:

http://www.thebookedition.com/les-mots-derriere-la-porte-fidji-broustet-p-36866.html


« Les mots derrière la porte », fictions et confidences qui nous installent dans l’intime de l’auteure avec une pudeur qui joue parfois à l’impudique… Des billets courts qu’il faut consommer avec modération, ne pas dévorer, mais laisser fondre sur le bord des lèvres… Ces récits nous attrapent au plus profond et nous roulent paisiblement dans une mélancolie souriante mais aussi parfois larmoyante. Que ce soit, une mémoire flash de l’enfance, un songe canaille, une illusion perdue ou un instant de bonheur, l’excitation de l’auteure est palpable, sa sensibilité et sa sensualité aussi. Elle le définit très bien elle-même :

« Ecrire, c’est voyager. Je n’écris jamais bien loin de moi. Mon inspiration marche devant moi, je la suis au plus près de son souffle qui n’est autre que ma propre respiration… J’ai, parfois, la tentation de plaire, souvent le besoin de dire beau. Les jours et les nuits de clavier, sont des moments heureux, de belles heures, je suis, à l’extrémité du ponton, cette rêveuse sous le vent, assise, au bord du sensible… »

Extrait:

« Ils étaient à deux doigts de se taire ces mots que j’avais mis à la porte… Des mots post-it qui avaient vécu en poésie et allaient mourir en silence… J’avais encore de l’encre sur l’index et seulement une trace blanche circulaire à l’annulaire… Je ne comptais plus mes retournements dans mon lit sans drap de « soi »… Les pages du livre du chevet étaient tachées de larmes de solitude… Le ciel était devenu si noir que les anges auraient pu perdre leur chemin… Lorsque la nuit je m’approchais de la lumière je ne voyais que mes défauts… Tout au long de mon soliloque j’avais laissé traîner des petits cailloux gravés de signes… Des espoirs à tête d’amour, à l’œil malicieux qui ne voulaient s’avouer vaincus… Ils trottinaient avec des phrases jolies pour bâton auquel ils s’appuyaient dans l’ombre…

Un soir d’été nos mots n’ont plus eu peur de leurs voyelles… Nos phrases se sont délestées du poids des questions… Ils se sont donnés au vent comme ils auraient pu se donner à la mer… Tu as frappé à ma porte que je croyais close à jamais… Tu as déboutonné la chemise de l’air… Nos corps se sont blottis contre nos mots, et nous avons joué à la joie d’être… Je ne demandais que la lune, tu m’as donné toutes les étoiles… La terre à fait semblant de regarder ailleurs quand de fougères et de feuilles de ginkgo tu as fait notre couche… Nos désirs étaient bavards… Nous glissions sur nos peaux en griffant l’absolu… Nous avons bu l’amour… Nous avons mêlé nos regards à ceux des astres… Nous avons fait de nos doigts des crayons de couleurs…

D’une seule caresse tu m’as faite belle… »

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En vente ici: http://www.thebookedition.com/et-si-j-etais-ile-en-etant-aile-fidji-broustet-p-45334.html

« Et si j’étais île en étant aile… » L’auteure ouvre un blog en 2008, et joue à être il en créant son personnage Théo. Dans le même esprit elle publie régulièrement un billet ou s’exprime ce personnage, sa part de masculin certainement… Au fil du temps, elle constate que ses lecteurs et lectrices qui pourtant la lisent en étant elle, sur un autre espace, ne jouent pas mais croient en ce personnage dont le portrait est pourtant « incroyable »… Les déclarations d’amour via la messagerie ne sont pas fiction. Elle fait donc part de cette  méprise et ferme son blog… Ce recueil rassemble ces « billets » qui ont fait « craquer » plus d’une femme… pour un personnage romantique mais fictif.

Ainsi elle conclue le blog de Théo  « Cet espace n’est que fiction comme en attestent tous les indices mais inspiré par un homme que j’ai connu ou que j’aurai voulu connaitre… Ceux qui lisent mes mots en un autre lieu n’ont pas été dupes je le sais et ont joué le jeu (clin d’œil)… J’aime bien Théo, il écrira encore… pour moi et pour ceux qui ont de la tendresse pour lui.

Théo comme un personnage de roman, était le prisonnier d’une inspiration qui s’est emballée sur des pages rendues publiques. Sa faute, être sorti d’un cadre porté par des sollicitations de lecteurs et lectrices et d’avoir échangé quelques mots avec ceux-ci. Il s’est identifié aux lecteurs, comme un lecteur peut s’identifier à un personnage de fiction. Il a essayé de vivre. Il n’avait aucune expérience de ce monde là, il s’est perdu. Je le renvoie dans ses pénates.
Moralité: Lisez ces espaces comme des fictions. Les émotions ne sont pas contre indiquées mais sachez tourner les pages. Ne faites pas comme Théo, ne passez pas de l’autre côté du miroir. »

Extrait:

« Nous pensions avoir enfin accordé nos violons quand nous nous sommes rendus à ce bal masqué que je voudrais à ma mémoire masquer. Enveloppée dans un sari de soie couleur de la nuit elle étoilait mon regard amoureux. Je ne voulais pas aller parader sur les planchers de bois précieux de ses amis du XVI ème. La discussion avait été fuyante et par ses baisers close. J’avais obtenu d’elle le droit de ne pas mettre un habit de guignol mais de rester en jeans, col roulé et chaussures de sport. Il est vrai que pour ses amis cela pouvait passer pour un déguisement. Dans la voiture elle prenait ma main et y déposait un merci de douceur au goût de fraises tagada. Je savais qu’elle était contrariée mais ne pouvais faire plus pour cette soirée hypocrite aux allures de m’as -tu-vu, enrobée de chocolat blanc qui mène à l’écœurement toutes les personnes qui comme moi ne sont friandes que de grands espaces, de vent et d’air iodé.

Après le toc toc non pas à la porte mais au valet, nous entrions au cœur du feu d’artifice. Le bouquet final n’allait pas tarder. Elle me présentait à nos hôtes qui se disaient ravis de faire enfin ma connaissance. Elle trouvait une excuse pour ma tenue vestimentaire quand je lui coupais la parole.

« Mais non pas du tout, je suis déguisé en gigot… »
« Vous ne la voyez pas encore mais je vais vous la montrer, j’ai une gousse d’ail dans le cul! »

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https://i0.wp.com/www.thebookedition.com/images/couv-products-50190.png

En vente ici: http://www.thebookedition.com/les-ex-cites-fidji-broustet-p-50190.html

« Les ex cités » Un recueil de citations personnelles puisées dans ses deux derniers livres. L’auteure répond ainsi à une demande de ses lecteurs… Un concentré de mots images avec juste ce qu’il faut de sucre ou de sel pour attiser les appétits…

Pour vos cadeaux, je peux faire du livre un exemplaire unique, avec préface personnalisée et couverture différente du livre vendu couramment… Il sera précisé en première page  « Ce livre a été  édité en un seul exemplaire. Il appartient à… » et ne sera pas en vente sur le catalogue. Il ne vous en coutera que 4 euros de plus…  Me contacter  pour plus de renseignements ou  pour passer commande : fran_b33@hotmail.fr


salondulivre.net : le salon du livre du net pour écrivains et éditeurs

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Published in: on 5 décembre 2010 at 10 h 31 min  Comments (1)  

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  1. Je suis heureuse de t’avoir retrouvé et lire tes textes…Merci pour tout cela…Avec toutes mes amitiés de mes marais de Guérande….Béa


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